mercredi 7 mars 2018

Clermont-Ferrand : une sortie réussie


1ère visite de la journée: exposition du peintre Li Kunwu au FRAC




Visite d'une exposition au Fonds régional d'art contemporain (FRAC), séance de courts-métrages à l'occasion du 40e festival de courts-métrages de Clermont-Ferrand... La sortie du 8 février a été très riche pour les élèves de 6e, 5e et 4e du collège de La Chaise-Dieu.

Neuf courts-métrages ont été projetés au Crous de Clermont-Ferrand. Tous étaient très différents, et il y avait à chaque fois "de l'émotion". Voici le palmarès des films qui nous ont le plus marqués : 




 
- "Ici", de Aurélia Hollart. Ce film parle d’un jeune garçon nommé Axel qui a quitté la Guinée. Du haut de ses huit ans, il découvre la banlieue parisienne et sa nouvelle école. Mais son coeur est resté là-bas, donc Axel n’arrive plus à parler.

- "Hybrides", fait par un collectif français. Ce court-métrage parle de la pollution de l'océan. Pour montrer que la mer est polluée, il y avait des poissons-mutants. Les animaux étaient fabriqués de déchets métalliques. Par exemple, la tortue était faite à partir d'une casserole, un autre poisson à partir d'un bidon et le requin, à partir de pièces de voitures. Ce film fait penser à la chaîne alimentaire et il incite surtout les gens à arrêter de polluer la nature.

- ''Je pense que j'ai le béguin pour toi'', de Maria Eriksson-Hecht. Ce court-métrage raconte l'histoire d'une fille de treize ans qui s'appelle Nadja. Elle a rencontré William, elle ne l'a jamais vu en vrai, mais elle est amoureuse de lui. Il lui demande de faire des choses qu'il ne devrait pas, mais elle le fait quand même et il la prend en photo. C'est une manière de dire aux jeunes filles de se méfier.

- "La mort, père et fils", de Vincent Paronnaud et Denis Walgenwitz. C'est l'histoire d'un père qui est la mort, et de son fils qui voulait être un ange. Du coup, il va se peindre avec de la peinture blanche et se fabriquer une auréole et des ailes en papier. En se promenant, il voit une vache sur un tapis roulant qui doit passer dans une machine pour devenir du steak. Pour la sauver, il décide de l'amener dans un champ. Tout d'un coup, on entend BOUM. L'ange va voir ce qu'il s'est passé et il comprend qu'une voiture a foncé sur la vache et a eu un accident. Le couple qui était dans la voiture est mort, juste leur petit garçon est vivant. Les âmes du couple sont en train de monter dans le ciel, mais l'ange les prend, car il voit que le petit garçon qui a perdu ses parents pleure. Donc il prend les âmes, les remets dans la bouche des parents, mais ils deviennent des zombies.

Sasha B, Laurianne C, Cyprien L, Céline M, Tom M, Périne M. et Nino C.


Au Fonds régional d'art contemporain, nous avons visité une exposition qui s'appelait "la formidable épopée du Yunnan". Elle était de Li Kunwu, un peintre et dessinateur chinois. 

Les nombreuses œuvres d'art étaient toutes en noir et blanc. Les tableaux ont été réalisés sur du papier de riz avec une technique appelée lavis, c'est-à-dire, un mélange d'encre de Chine et d'eau. Il y avait aussi des signes chinois sur les toiles.

L'exposition raconte la construction du premier chemin de fer entre le Vietnam et la Chine qui faisait 850 km de long. Une dame a expliqué que c'étaient les colons français qui voulaient construire ces rails. Mais ce sont les Chinois qui ont travaillé dessus. La construction a demandé beaucoup de travaux et de nombreux ouvriers ont travaillé dessus. Cela avait l'air d'être difficile car la construction se faisait en bord de falaise. Le chemin pour aller aux chantiers était très étroit et les hommes devaient porter les barres métalliques eux-mêmes sur leur dos ou à dos de cheval. Aussi, les risques d'éboulement étaient fréquents. Plus de 60 000 ouvriers ont été engagés et environ 12 000 d'entre eux sont morts dans le chantier. Cette voie ferrée a été finie dix ans plus tard.

À la fin de l'exposition, il y avait une fresque de 21 mètres de long. Elle raconte la journée la plus importante de Chine, celle où tout le monde retourne à la campagne, là où il est né pour retrouver sa famille. Mais il y a tellement de gens que la plupart doivent attendre plusieurs jours pour avoir un ticket de train. On voit que les gens sont très pressés de rentrer chez eux.

Mathias Le B, Clément P, Clément R, Enzo L-F, Killian S, Marie T. et Kevin V.

BONUS: Retrouvez les moments forts de la journée:





lundi 5 février 2018

Lecture spectacle


Mardi 30 janvier, les élèves ont assisté à une lecture spectacle organisée dans le cadre du Livre élu, un prix littéraire auquel participe le collège. Ce prix, qui vise à engager les élèves dans la lecture, s'organise en différents temps dans l'année. Au mois de novembre, les collégiens ont découvert les huit ouvrages de littérature de jeunesse sélectionnés par un comité de lecture. A la fin de l'année scolaire, les lecteurs auront la possibilité de voter pour le livre de leur choix et de participer à la journée finale, permettant la rencontre entre auteurs, artistes et collégiens du Livradois-Forez.


Au mois de janvier, deux comédiens de la troupe Le Théâtre des 33 sont venus au collège et ont proposé une mise en voix d'extraits de chacun de ces ouvrages. Présentées dans un décor théâtral, ces lectures accompagnées de bandes sons et d'intermèdes musicaux ont offert aux élèves un spectacle qui a su les captiver. Lors des échanges avec les artistes, ils ont fait part de leurs livres "coups de cœur" et de ceux que cette lecture leur a donné envie de lire. Il ne leur reste plus que quelques mois avant de voter pour "le livre élu"...





mercredi 3 janvier 2018

Rencontre spectacle "L'heure de l'ours"

Les élèves de 6ème rencontrent la réalisatrice
et le compositeur à l'Auditorium Cziffra
Après avoir rencontré la réalisatrice ainsi que le compositeur du court-métrage L'heure de l'ours, les élèves de 6ème  présentent quatre articles proposant un retour sur le spectacle donné à la Chaise-Dieu, une interview ainsi que deux portraits : 


1er article:
"L'heure de l'ours", un film d'animation qui redonne la liberté aux enfants
            
Après une semaine de résidence à l'Auditorium de la Chaise-Dieu, la réalisatrice Agnès Patron et le compositeur Pierre Oberkampf ont présenté le vendredi 19 décembre l'avancée de leur travail sur le film d'animation "L'heure de l'ours".

La soirée s'est ouverte sur la musique de L'heure de l'ours, interprétée par un orchestre. Il y avait de nombreux instruments : des percussions (grosse caisse, batterie etc...), des instruments à vent (serpent, basse, clarinette, clarinette basse) et des instruments à cordes (violons, contrebasse).
La réalisatrice du film ainsi que le compositeur ont expliqué aux spectateurs leur travail sur le film depuis le début de sa création. Ce film d'animation raconte l'histoire d'enfants qui se révoltent contre les adultes  (parents, professeurs...) et qui décident de partir dans la forêt. Leur rencontre avec un ours va donner lieu à différents événements.

Après avoir écouté la musique, nous avons pu découvrir quelques images du film qui est encore en cours de réalisation. Celles-ci nous ont donné envie de le voir dans sa version finale. Le scénario nous parle et nous touche beaucoup. Il aborde un sujet sensible dont on parle peu ! Il montre que les adultes ne laissent pas toujours les enfants s'exprimer suffisamment et imposent parfois beaucoup de règles. Dans ce film, il s'agit d'un retournement de situation : les enfants prennent le pouvoir. En s'enfuyant, ils montrent qu'ils peuvent eux aussi agir, décider et être autonomes. Ce qui nous plaît dans cette histoire, c'est qu'ils deviennent « libres ». Nous ne connaissons pas la fin de l'histoire, mais nous sommes impatients de la découvrir pour voir ce que deviennent ces personnages.

« Très bonne musique ! Les premières  images ont suffi pour nous emporter dans ce monde créé par les deux artistes », nous a confié une spectatrice présente au ciné-concert. Après la projection et les échanges avec Agnès Patron et Pierre Oberkampf, deux courts métrages ont été diffusés abordant également le thème de l'enfance. Cette agréable soirée qui s'est terminée sur le verre de l'amitié a été pour nous un vrai moment de découverte et de détente.


Marie T, Céline M, Mattéo D. et Tom M. 

Agnès Patron et Pierre Oberkampf présentent
leur création
2ème article:
Rencontre avec Agnès Patron et Pierre Oberkampf, un couple de créateurs

Agnès Patron et Pierre Oberkampf sont deux artistes qui ont été en résidence à la Chaise-Dieu du 11 au 15 décembre. Lui est compositeur, elle, réalisatrice. Ils détaillent ici la manière dont ils ont travaillé ensemble sur le film d'animation "L'heure de l'ours".

Les petits passeurs de culture : Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Agnès Patron (A.P.) : Nous nous sommes rencontrés après notre baccalauréat, lors de nos études supérieures. Donc bien avant de faire de la musique ensemble ! Je faisais des études de lettres, rien à voir avec l'animation et le cinéma. Lorsque j'étais à l'école des Arts décoratifs à Paris, Pierre faisait déjà de la musique. A un moment, je lui ai demandé une première musique pour un projet d'animation et elle a bien collé avec les images.

Pierre Oberkampf (P.O.) : C'est drôle car on parle souvent de couple compositeur-réalisateur, ou inversement. Quand cela se passe bien, le plus simple c'est de continuer ensemble, car ça évite de devoir à faire avec l'inconnu, c'est moins stressant. On peut aller plus loin ensemble dans le travail donc c'est bénéfique.

Êtes-vous en désaccord sur certains points ?
A. P. : Nous travaillons de la manière suivante : moi je donne une intention à Pierre et je lui dis ce que je veux, et Pierre compose en fonction. Souvent, nous partons d'une base existante. Par exemple, il m'a montré un morceau qu'il a composé pour une partie du film et moi je lui dis : "Non, c'est trop films d'horreur ou c'est un peu trop dramatique..."Ce sont des désaccords qui ne sont pas trop profonds.

P.O. : Après ce sont des désaccords qui sont fructueux et importants car il vaut mieux ne pas être d'accord avant d'arriver au studio d'enregistrement. Car en studio, le temps passe très vite parce qu'il y a beaucoup de choses à enregistrer. Il vaut mieux exposer tous nos désaccords avant et accorder nos violons au moment de l'enregistrement.

Y-a-t'il un chef entre vous ?
A.P. : Du fait de mon nom de famille, c'est moi le patron (rires). Malgré le fait que je n'y connaisse rien à la musique, c'est souvent moi qui ait le dernier mot. Ce n'est pas à moi de dire aux musiciens la manière dont ils doivent jouer. Je les écoute au casque et avec mes mots à moi, j'essaie de les guider au mieux pour que ça corresponde à l'image.

P.O. : En tant que compositeur, le plus dur, c'est de travailler avec un réalisateur qui ne connaît rien à la musique et qui veut faire croire qu'il connaît très bien la musique. Nous évitons des incompréhensions quand nous nous parlons comme dans la vie de tous les jours : "C'est trop fort, c'est trop dramatique, etc...." Moi-même, je suis plus inspirée quand Agnès me donne des indications dans le langage courant que dans le langage technique de la musique.

Propos recueillis par Nino C, Vinaly C, Lauriane C. et Clément R.

3ème article:
Pierre Oberkampf, le compositeur
Pierre Oberkampf, un compositeur-musicien depuis l'adolescence


Pierre Oberkampf est un compositeur qui créé la musique de films d'animation. Actuellement, il travaille sur le film d'animation "L'heure de l'ours" imaginé par Agnès Patron, sa binôme. Il raconte sa passion pour la musique.

Depuis l'adolescence, Pierre Oberkampf a toujours fait de la musique. Avant, il déchiffrait assez mal la musique et restait bloqué sur les partitions. Alors, il a étudié la musique et pris des cours de solfège. Puis, il a fait des études littéraires et en sciences politiques à Paris. Enfin, il a fait dix ans d'études de musique pour pouvoir faire ces musiques de film d'animations. Il n'a jamais arrêté d'en faire.

Ce compositeur crée la musique tout seul. Celle qu'il créé pour "L'heure de l'ours", il la fait tout le temps écouter à la réalisatrice Agnès Patron. Pour la musique de ce film, il y a beaucoup d'instruments, et surtout des percussions. «J'ai choisi des percussions très puissantes pour représenter le pouvoir de l'ours et des moins puissantes pour les autres personnages, explique-t'il. La grosse caisse est le pilier de la musique du film.»

Il a toujours aimé la musique et le cinéma mais ce n'était pas son rêve d'enfance de devenir compositeur. A 33 ans, Pierre Oberkampf a réalisé une trentaine de musiques de films. Il aime beaucoup de musiques différentes, comme le jazz ou le rock. "Il y a pleins d'idées à prendre dans chaque style musical", explique-t'il. Il apprécie son métier car chaque projet est différent.

Tom M, Perine M, Clément P et Killian S.

4ème article:
Agnès Patron : une réalisatrice à « l'ancienne »
Agnès Patron, la réalisatrice


Agnès Patron est réalisatrice à Paris. En résidence à la Chaise-Dieu, elle a créé le film d'animation "L'heure de l'ours" dont la musique est imaginée par le compositeur Pierre Oberkampf. Elle raconte la manière dont elle travaille.

Depuis onze ans, Agnès Patron est réalisatrice et elle a créé trois films d'animation. Cela prend trois ans pour faire un film, depuis le financement, jusqu'à la sortie du film.

Elle a fait des études littéraires où elle a rencontré Pierre Oberkampf. Elle est diplômée des "Arts déco" qui est une école d'arts appliqués à Paris. Elle apprenait différents domaines dans l'art : le design, l'animation, etc... Au début, elle voulait être illustratrice, puis elle a préféré faire de l'animation pour donner vie à ses images. Elle trouve qu'elle est meilleure en dessins animés qu'en illustrations.

"Je fais de l'animation à l'ancienne" explique-t'elle, c'est-à-dire pas sur l'ordinateur. Elle ne dessine pas sur ordinateur mais sur du papier à l'aquarelle puis elle les projette sur un papier noir. Après, elle prend des photos de ces images et elle construit l'animation dans un logiciel qui fait défiler les images les unes après les autres. Elle travaille avec cinq personnes dont un animateur pour préparer les plans, un autre pour l'aquarelle et un stagiaire qui l'aide. C'est un travaille très dur et très fastidieux mais qu'elle aime beaucoup quand même.

Sasha B, Mathias Le B, Cyprien L. et Kevin V.

vendredi 8 décembre 2017

Cinq bonnes raisons de voir (et revoir) l'exposition "Souche" d'Anne-Sophie Emard



"Souche", l'oeuvre d'Anne-Sophie Emard, était exposée du 29 juillet au 30 septembre dans les anciennes cuisines rénovées de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Cette sculpture-vidéo représentait une pyramide de cubes en bois, sur laquelle étaient projetées des images-vidéos de la nature. Après avoir vu cette oeuvre et rencontré son auteure, nous vous donnons cinq bonnes raisons de voir ou revoir cette exposition :

- L'originalité de l'oeuvre
"Souche" est originale car Anne-Sophie Emard a choisi de la créer en 3D au lieu de la 2D. Elle a assemblé des cubes en bois pour former une pyramide, sur laquelle elle a projeté des vidéos de la nature, qu'elle a filmé dans les environs de la Chaise-Dieu. A chaque endroit où elle montre son exposition, elle change d'images pour les faire correspondre au nouveau lieu d'exposition. On pourrait croire que ce sont des images alors que ce sont des vidéos. Elle prend et montre aussi des extraits de ses films préférés et des vidéos d'écrivains qu'elle apprécie.

- La beauté de l'oeuvre
C'est beau car elle montre la nature qui est belle. C'est paisible, car on entend les oiseaux chanter et cela donne une impression de calme. C'est comme si on était dans un parc, tout seul, au milieu de la nature. Les images de la nature sont belles même si parfois elles sont un peu lentes et qu'il n'y a pas de sons.

- La diversité des matières utilisées
Dans "Souche", l'artiste utilise différents matériaux comme du bois et du carton. Ses autres sculptures étaient faites en glace et elle les laissait dans un grand congélateur. Puis, elle les sortait pour les exposer, mais malheureusement elles fondaient : c'est ce qu'on appelle de l'art éphémère.

- L'utilisation du support vidéo
Anne-Sophie Emard a filmé des paysages et des objets, et elle a réutilisé des passages de film. Elle a assemblé toutes ces vidéos pour en faire un montage où les images tournent au ralenti. Les vidéos ont été assemblées de telle manière à ce qu'elles aient un sens les unes avec les autres. Elle a retravaillé la couleur et la forme des images pour qu'elles soient plus belles grâce à un logiciel de montage qu'elle nous a présenté.

- La valorisation de la région
La région est très bien représentée dans l'oeuvre d'Anne-Sophie Emard car elle montre des prés en fleurs, des cascades, des ruisseaux gelés. Étant originaire de Haute-Loire, elle connaît les meilleurs coins pour prendre des vidéos et des photos qu'elle utilise après dans son travail. Dans ses projections vidéos, elle montre aussi les quatre saisons. "Souche" a été exposée dans l’abbaye de la Chaise-Dieu, ce qui la met bien en valeur.


Les élèves de 6ème 
Anne-Sophie Emard présente aux élèves de 5ème sa création.









mardi 5 décembre 2017

Journalisme au collège

 



Cette année, dans le cadre du parcours culturel, les élèves de 6e se mettent dans la peau de journalistes en charge de rendre compte de leurs activités.

Grâce au partenariat culturel entre le collège et le syndicat mixte du projet Chaise-Dieu, les élèves auront la possibilité d'aller à la rencontre d’œuvres variées et d'artistes. La journaliste et intervenante en Education aux médias, Julia Beurq, va accompagner les élèves tout au long de l'année et les aider à mener à bien leur mission de journalistes.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu'ils publient très prochainement leur tout premier article sur l'exposition qu'ils sont allés découvrir début septembre.