mercredi 23 mai 2018

Journée "Collyceum" au Puy-en-Velay

L'opération Collyceum a réuni ce vendredi 18 mai environ 180 élèves du Bassin pédagogique du Puy-en-Velay. Ce projet de liaison collège-lycée avait pour but de faire rencontrer les élèves de 3ème et de Seconde autour d'un travail et d'un thème commun. Tous ont travaillé autour d'une sélection d’œuvres de littérature de jeunesse portant sur "L'engagement".

Cette année, les élèves ont eu la possibilité de rencontrer deux auteures et une illustratrice de la sélection. Celles-ci ont échangé autour de leurs œuvres et de leur métier. Certaines ont proposé un débat, d'autres la lecture inédite d'un passage d'un livre prochainement publié ou encore la présentation des procédés de création. Les élèves de La Chaise-Dieu en ont profité pour aller à leur rencontre et obtenir une dédicace des livres...

Après un pique-nique dans le parc, les élèves ont à leur tour présenté leurs productions en lien avec la sélection.



Productions numériques réalisées à partir du logiciel de présentation dynamique Prezi: (lecture uniquement avec les navigateurs Chrome, la dernière version de Firefox et Safari)






Les élèves de 3ème du collège Henri Pourrat




mercredi 4 avril 2018

Quand le cinéma s’invite au collège


Dans la continuité de leur projet cinéma, les élèves de la classe culturelle de 5e et de 4e ont participé à l’édition 2018 de la Fête du Court-Métrage.
Organisé du 14 au 20 mars, cet événement national a donné la possibilité aux élèves de visionner des films courts issus de deux programmations: « La cour des grands » et « En haut de l’affiche ».
Les élèves ont ainsi pu découvrir une série de films appartenant aux « classiques » du cinéma ainsi que des courts-métrages réunissant un grand casting d’acteurs français tels que Jeanne Moreau, Nathalie Baye ou encore Sandrine Kiberlain.

Les « coups de coeur » des élèves se sont portés vers L’école des facteurs, un court-métrage burlesque de Jacques Tati et l’une des premières réalisations de Michel Gondry, La lettre.

Les élèves de 4e, pendant la Fête du Court-Métrage


"Helen K", vu par les élèves de 6e


Les 8 mars et 9 mars ont été marqués par le passage de la comédie itinérante Helen K. à La Chaise-Dieu. Jouée à l’Auditorium Cziffra, cette pièce de théâtre est produite par la Comédie de Saint-Etienne. La veille de la représentation, l’un des comédiens est allé à la rencontre des élèves de 6e et leur a expliqué les étapes de l’écriture à la mise en scène de ce spectacle.


Une pièce de théâtre inspirée d’une histoire réelle

Elsa Imbert a décidé de mettre en scène cette pièce après avoir lu l’histoire d’Helen Keller. Il s’agit d’une petite fille américaine, qui à la suite d’une maladie, devient subitement sourde, muette et aveugle. Ses parents la confient à une jeune éducatrice, Annie Sullivan. Grace à son intuition et à sa ténacité, la jeune femme lui apprend à s’exprimer, à lire et à acquérir une grande érudition. L’histoire d’Helen Keller, qui a donné lieu à de nombreux livres, films et pièces, a fasciné Elsa Imbert. Celle-ci a grandement été touchée par cette américaine qui a fait preuve de force et de persévérance pour trouver sa place dans la société.


La création de la pièce, un long processus

Elsa Imbert, auteure et metteure en scène a entrepris un grand travail de documentation, à la manière d’une enquête. Elle souhaitait raconter dans son spectacle la rencontre puis l’amitié qui s’en est suivie entre l’élève et son éducatrice. Elle s’est beaucoup interrogée sur le handicap et la manière dont le langage transforme notre perception du monde. Il lui a fallu du temps pour écrire et trouver les bonnes personnes avec qui travailler. Ce spectacle a impliqué beaucoup de professionnels: un compositeur, des interprètes (un chorégraphe et un costumier), un régisseur, des comédiens et une danseuse. La création a demandé beaucoup de temps de préparation mais ce travail a été possible grâce aux compétences de chacun.


Une histoire unique qui transparaît dans la scénographie

Dans cette pièce, le rôle d’Helen K. est interprété par la danseuse. Elsa Imbert a confié que la danse est « une langue à part entière » et qu’elle exprime bien comment la petite fille s’ouvre au monde et étend son territoire. Le narrateur joue, quant à lui, tous les rôles masculins (le père d’Helen Keller, un docteur et un savant).
Elsa Imbert a souhaité représenter le monde singulier d’Helen K. et notamment son jardin familial. Une maquette a été réalisée pour représenter le futur décor : un décor léger constitué de cubes en bois, d’assises et de végétaux.

Source: www.lacomedie.fr

Source: www.leprogres.fr


3 bonnes raisons d’aller voir le spectacle :

- la simplicité et la singularité des décors : les arbres, fixés sur des gros cubes se plient et se déplacent selon les besoins des personnages et l’avancée du spectacle.
- un jeu d’acteur habile : trois comédiens se partagent six rôles. Le spectateur est alors amené à participer activement en identifiant chaque personnage.
- l'interprétation saisissante : le personnage de la danseuse jouant Helen K. est particulièrement remarquable. Ses gestes et ses regards laissent vraiment supposer que l’enfant est sourde et aveugle. Le spectateur perçoit vraiment le handicap à travers le rôle de la petite fille. La danse trouve aussi pleinement sa place dans cette histoire émouvante et optimiste.


Les élèves de 6e


mardi 20 mars 2018

Au collège de La Chaise-Dieu : Silence, on tourne


Les élèves de 5e durant la réalisation de leur court métrage
Au collège Henri Pourrat de La Chaise-Dieu, la semaine du 26 février a été banalisée pour les élèves de 5e et de 4e. Au programme : atelier de création de courts métrages d'animation mis en place par l'association Filmer l'air de rien (FAR) de Clermont-Ferrand.

PREMIER ARTICLE :
"Créer des films, c'est vraiment passionnant"

Filmer, inventer des personnages et une histoire, créer des décors... Difficile mission que celle de créer un court métrage d'animation. Reportage dans la salle de technologie, auprès des élèves de 5e et 4e du collège Henri Pourrat de La Chaise-Dieu.


Une drôle de scène se joue dans la salle de technologie du collège Henri Pourrat. Romain est debout sur le bureau et il tient un personnage avec un fil qu'il fait bouger, tandis que Mathéo prend des photos de la scène. Dès que le personnage bouge beaucoup, Mathéo prend beaucoup de photos pour faire comme si le personnage bougeait réellement. Leur court métrage raconte l'histoire d'un homme qui danse dans les montagnes, représenté par des falaises orange devant un ciel bleu. Les personnages sont faits à partir de fil de fer et recouverts par du coton et du papier crépon, mais d'autres groupes ont choisi, eux, d'apporter des jouets en guise de personnages, comme des playmobils ou des légos.

Des élèves impliqués

Chaque groupe a choisi son thème et sa musique. Un autre groupe explique comment il a choisi sa thématique : "Notre court-métrage a été inspiré du film « la famille Bélier » et notamment de la musique « Je vole ». Comme le verbe « voler » nous a inspirés, nous avons choisi de créer l'histoire d'une plume", raconte Marie Colson. Chaque groupe a travaillé sur une thématique différente : un groupe sur le harcèlement à l'école, un autre sur le héros spatial Ulysse 31, et le dernier sur un espion bien connu... « C'est l'histoire de James Bond qui veut tuer l'Ennemi numéro 1, raconte Jordan Darle qui est en 5e, il va y avoir une course poursuite puis une dispute sur un pont. » Le groupe de Jordan a l'air calme et très impliqué dans son travail.

Les courts métrages durent environ deux minutes et les élèves utilisent beaucoup de matériel professionnel : des appareils photo, de la lumière, ordinateur, ainsi que beaucoup de matières pour créer les décors et les personnages. Izilde, une élève de 5e explique que « c’était difficile, car le temps à l'extérieur devait être parfait pour que la photo soit nette ». Par exemple, la lumière du soleil devait être pareille sur chaque photo pour que toutes les scènes du film soient identiques. Malgré la difficulté de prendre beaucoup de photos, aucun des élèves ne s'est ennuyé. Et travailler en groupe n'a pas eu l'air de les déranger. « Ça me plaît vraiment beaucoup de faire des courts métrages, c'est un peu dur car c'est la première fois que je crée ce genre de petit film, soutient Marie Colson, mais c'est vraiment passionnant !"


DEUXIEME ARTICLE:

Jeremy Laurichesse, animateur de l'association FAR
Jeremy Laurichesse : "J'apprends aux gens à faire des films"
Interview avec Jeremy Laurichesse du FAR. A 30 ans, celui qui a animé les ateliers au collège de La Chaise-Dieu est passionné par l'éducation à l'image.

Les petits passeurs de culture : En quoi consiste le FAR ?

Jeremy Laurichesse : Notre association fait de l'éducation à l'image. Ça consiste à apprendre aux gens à réaliser des films, à filmer, à savoir tourner et à connaître les différentes techniques de réalisation. Cela fait trois ans que je fais cela.

Les petits passeurs de culture : Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ce travail ?

Jeremy Laurichesse : A l'époque, j'avais envie de quitter mon travail, de créer une structure qui ressemblerait à une école de cinéma, sans qu'il y ait forcément un diplôme à la clé, mais qui permette de former des enfants pour qu'ils deviennent des professionnels du cinéma. J'avais imaginé soit qu'on regarde des films ensemble, soit qu'on les fasse réellement. Enfin, j'ai rencontré d'autres personnes qui en avaient aussi envie, et c'est comme ça qu'on a créé le FAR à ce moment-là à Clermont-Ferrand.   

Les petits passeurs de culture : Avez-vous eu d’autres métiers avant le vôtre ?

Jeremy Laurichesse : J'ai été assistant de production sur le tournage d'un film, professeur de guitare et de batterie. J'ai travaillé aussi dans la gestion d'un cinéma à Clermont-Ferrand et, quand j’étais jeune, dans des usines.

Les petits passeurs de culture : Avez-vous fait d'autres courts métrages avec d'autres élèves ?

Jeremy Laurichesse : Je ne fais que ça de ma vie. J’apprends aux gens à faire des films. Du coup, tous les jours je suis en intervention auprès de personnes qui font des films. Parfois, ce sont des collégiens, des lycéens, des étudiants ou des adultes. A chaque fois, ce sont des gens très différents et je voyage de plus en plus pour les rencontrer.


TROISIEME ARTICLE:

Mode d'emploi pour un court métrage réussi

Comment fait-on pour réaliser un court métrage ? Pas à pas, voici les étapes pour réaliser facilement un court métrage d'animation.

- La préparation : Pour les courts et longs métrages, il faut d'abord écrire un scénario, faire le repérage des lieux, et cela peut prendre entre six mois et un an. Lors des ateliers au collège de La Chaise-Dieu, l'histoire des courts métrages réalisés par les élèves devait s'inspirer de films. Donc ils ont choisi des extraits de films pour en faire un petit film d'animation.

- Le tournage : Cette étape peut durer entre 5 semaines et deux mois et demi. Pour réaliser une scène, il faut des décors, des personnages et les faire bouger pour produire des mouvements. Jeremy Laurichesse explique qu'il faut prendre une « phrase », c'est-à-dire une séquence, et la développer. Comme c'est de l'animation, et non pas de la vidéo, ils utilisent un appareil photo. Il existe trois techniques pour faire des films d'animation : la pixillation (c'est le même principe que le dessin animé), c'est-à-dire utiliser de vrais élèves pris en photos qui vont être pixeliser à l'ordinateur ; le "coller/découper", les élèves prennent en photo des personnages qui vont être découpés et intégrés dans l'animation ; et l'animation en volumes.

- Le montage : c'est l'étape la compliquée et la plus difficile, car elle prend beaucoup de temps. C'est Jeremy qui va faire le montage en partie. Pour la musique des courts-métrages, ce sont les élèves eux-mêmes qui vont la faire.



La réalisation et la mise en place des décors, une étape clé avant le tournage
Les élèves réalisent leur court métrage à partir d'une technique: l'animation en volume
Jeu avec le cadrage et la profondeur du champ




Les élèves de 6e : Sasha B, Adrien C, Nino C, Vinaly C, Lauriane C, Mattéo D, Enzo L-F, Mathias Le B, Cyprien L, Céline M, Tom M, Périne M, Clément P, Clément R, Killian S, Marie T, et Kevin V.

dimanche 18 mars 2018

Semaine banalisée: courts-métrages et journalisme au programme



La semaine 26 février au 2 mars a été bien remplie pour "les petits passeurs de culture". L'emploi du temps a été partagé entre les cours et le parcours culturel.
Les 5èmes et les 4èmes ont poursuivi leur projet démarré en début d'année sur le thème du cinéma et notamment la création de courts-métrages.  Un intervenant les a aidés durant toute cette semaine afin de faire aboutir leurs projets.
Les élèves de 6ème ont, quant à eux, pris à cœur leur mission de journalistes en menant des interviews afin de rendre compte du travail accompli par leurs camarades.
Ils ont rédigé trois articles qui ont fait l’objet d’une publication dans le journal l’Eveil en date du 17 mars.

Des articles à découvrir lors de la prochaine publication